A la fin, c’est les Allemands qui gagnent

 

Le dimanche 30 octobre dernier se déroulait la finale du championnat mondial de Counter Strike. Sur la scène de la Paris Games Week deux équipes s’affrontent : les français de la LDLC et les allemands d’Alternate aTTaX.

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Je ne connais rien aux jeux-vidéos. A la limite j’ai quelques notions en Fifa, Call of Duty ou GTA tirées de mes années lycées mais ça s’arrête là. Et voilà que ce dimanche 30 octobre, je me retrouve au centre français de la culture gaming, la Paris Games Week.

Organisé tous les ans depuis 2010 à la Porte de Versailles, ce gigantesque salon accueille quelques 300 000 personnes venues découvrir les dernières nouveautés du milieu, rencontrer des créateurs de contenus ou assister à des compet’ d’e-sport.

C’est ce qui nous amène. Avec mon compère Paul, nous sommes venus filmer la finale de l’ESWC, compétition mondiale durant laquelle s’affrontent une multitude d’équipe sur le jeu Counter Strike, un des FPS (First Person Shooter) les plus populaire.

Ce dimanche sur les coups de 16h, c’est le moment de la grande finale. On se retrouve au milieu d’une foule énorme, acclamant les participants comme si ils étaient des stars de foot. Je suis un peu étonné par cette ferveur. Partout des gens qui crient, heureux d’être venus, en solo, entre amis ou en famille.

Côté coulisse, l’ambiance est beaucoup plus tendue. Derrière l’immense scène sur laquelle les dix joueurs s’affronteront dans quelques minutes se pressent des techniciens et des soutiens.

Les participants sont dans leurs loges en train de peaufiner leurs tactiques respectives. A 16h moins cinq, ils sortent, un maillot floqué du nom de leur team et des sponsors sur le dos, suivis par leur coach.

L’animateur sur scène chauffe la salle, présente les deux commentateurs, comme pour une vraie compétition sportive. A l’entrée des concurrents, la foule se lève, acclamant davantage les frenchies de la LDLC. La partie doit se dérouler en deux manches gagnantes. Place au jeu, et ça dure longtemps.

Entrecoupé par une mi-temps, le match est serré. Mais comme le dit le dicton footbalistique « à la fin c’est l’Allemagne qui gagne ». Ça n’a pas loupé, ils restent les maitres du sport, et même en jeu vidéo, ça reste vrai.

Quand les choses ont commencés à se corser pour les français, la salle avait déjà commencé à se vider. La vision des allemands soulevant la coupe est celle de trop.

Nous sommes sur les coups de 19h et tout le monde se dirige vers la sortie sans demander son reste. Ou presque, « on les aura l’année prochaine » sourit un ado.

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